En bref
- PSG (section féminine) en crise après l’échec en Ligue des Champions et la déroute en championnat.
- Sanction administrative: trois matches perdus sur tapis vert en D1 Arkema pour un problème de licence.
- Phase de ligue européenne terminée avant-dernier avec deux points, sans la moindre victoire.
- Politique sportive contestée: virage formation assumé, efficacité questionnée.
- Cas sensibles: Tara Elimbi Gilbert et Thiniba Samoura sous-utilisées malgré leur potentiel.
- Point d’étape en France: 17 points après 11 journées, loin de Lyon, qui avait dérota Paris 6-1.
La saison a basculé. Le PSG féminin, en pleine crise, sort d’un double échec: une Ligue des Champions terminée sans succès et une déroute en championnat entachée par des matches perdus sur tapis vert. À Paris, la politique sportive est plus que jamais contestée. L’équipe a bouclé la phase de ligue européenne avant-dernière avec deux points, puis a vu sa trajectoire en D1 Arkema plombée par une sanction administrative rarissime, révélatrice d’un dysfonctionnement qui dépasse le seul rectangle vert. Dans ce climat, la performance, la cohérence tactique et la gestion des talents alimentent un débat qui traverse tout le football parisien. Les ultras sont revenus en tribune, mais la question demeure: comment réenclencher une dynamique gagnante sans renier le cap fixé, celui d’un projet adossé au centre de formation et à un recrutement plus ciblé? Les prochaines semaines devront apporter des réponses sur le terrain et dans les bureaux.
PSG en crise: échec en Ligue des Champions et déroute en championnat, l’onde de choc
Le constat est brutal: avant-dernier avec deux points en phase de ligue européenne et un bilan national grevé par trois défaites sur tapis vert. Sur le terrain, l’OL a dérota Paris 6-1 fin septembre, symbole d’un décrochage. À l’échelle du club, l’épisode de licence a coûté cher et posé une question de gouvernance qui n’épargne personne.
Dans les tribunes, le Collectif Ultras Paris a réinvesti les lieux après un dialogue direct avec le staff. Pourtant, la dynamique reste fragile: 17 points en 11 journées et une marge de manœuvre réduite. À court terme, la priorité est simple: enrayer l’hémorragie et redonner de la lisibilité au projet sportif.
L’externe s’y invite aussi. Les débats d’arbitrage ressurgissent régulièrement en D1 comme en L1, à l’image de ce dossier compilé autour de Paris, Nantes et l’OM, utile pour mesurer l’environnement de compétition: éclairages sur les décisions arbitrales. Dans ce contexte, chaque détail pèse davantage.
Le volet administratif, lui, ne se discute pas: la pénalité comptable a fait mal. Pour prendre la mesure de l’impact sportif d’une telle décision, voir l’analyse dédiée à la pénalité et perte de points du PSG. Ce coup de frein a modifié l’axe de la saison.
Politique sportive contestée: cap formation, budget stable, résultats en souffrance
Aux commandes, Angelo Castellazzi assume un développement raisonné et le recentrage sur le centre de formation. Le discours est clair: patience, continuité, identité parisienne. L’arrivée d’Olga Carmona, de Rasheedat Ajibade et de Vitoria Yaya devait apporter un socle d’expérience. À ce stade, l’intégration patine encore.
Les voix critiques s’élèvent. Sur Canal+, un consultant a estimé que l’effectif « n’affiche pas aujourd’hui le niveau d’une équipe compétitive ». Le débat dépasse Paris: des géants trébuchent, du Real en turbulences à Liverpool en crise, où l’alignement entre terrain et direction reste un fil rouge des renaissances réussies.
Au-delà des principes, la foi dans la jeunesse impose des garde-fous. L’équilibre entre talents émergents et cadres aguerris fait la différence, comme l’a rappelé la Premier League à travers des duels de haut niveau type Chelsea – Newcastle. L’enjeu pour Paris: transformer le projet en points.
Le marché d’hiver approche. Des pistes offensives, évoquées pour densifier le front d’attaque, sont scrutées. Cependant, recruter n’a de sens que si le cadre de jeu est stabilisé et si la rotation offre des repères. Là se joue la crédibilité du cap affiché.
Gestion des talents: des pépites à relancer
Le staff mise sur les Titis: Anaïs Ebayilin (17 ans), Léa Morissaint (17) et Ornella Graziani (18) ont franchi le pas. Pourtant, l’oxygène manque pour certaines. Tara Elimbi Gilbert, élue meilleur espoir la saison passée, n’a débuté que 7 fois sur 17 rencontres. Thiniba Samoura affiche un temps de jeu comparable.
Faute de cap clair, les minutes se dispersent. Or, une trajectoire de haut niveau exige des rôles définis, une hiérarchie assumée et une mécanique collective répétée. À défaut, la progression stagne et l’identité s’efface.
- Rotation cohérente: verrouiller un onze type et des entrées codifiées.
- Identité de jeu: pressing coordonné, couloirs animés, occupation de la surface.
- Leadership: relais sur le terrain pour resserrer les temps faibles.
Exemple parlant: face à Lyon, l’absence de repères dans la relance a exposé la première sortie de balle. À l’inverse, une équipe au collectif huilé sait casser l’élan adverse, à l’image du retour tardif vu sur Brighton – West Ham, où la gestion des moments clés a tout changé.
Performance et Championnat: où va Paris après la déroute?
Le compteur affiche 17 points après 11 journées. Dans une D1 Arkema densifiée, ce rythme expose la qualification européenne. Les marges existent encore, mais elles se réduisent à mesure que l’OL et ses poursuivantes cavent devant.
Dans les travées, le soutien a repris, comme l’a rappelé le CUP. Toutefois, l’environnement médiatique change: entre recomposition des droits télé en L1 (diffuseur exclusif évoqué) et hypothèse de retour de Canal+, l’exposition du projet parisien peut fluctuer. Paris devra transformer chaque prime time en manifeste de jeu.
Les enseignements des grands rendez-vous européens sont limpides: sans maîtrise des zones de vérité, le haut niveau sanctionne. Des blessures au calendrier, tout pèse, comme l’ont montré la gestion de Salah et les réactions de son coach à Liverpool (forfait en C1 et mises au point d’Arne Slot). À Paris, l’alignement entre intention et exécution reste la clé.
Le prisme européen: quand la crise devient un révélateur
Partout, la crise agit comme un test de résilience. Le Real a connu ses secousses entre gardien star et banc remis en question, comme le rapporte ce focus sur Courtois et son entraîneur. L’enseignement est constant: stabiliser l’axe et clarifier la méthode.
En France, les trajectoires peuvent tourner très vite. Nice a rappelé la fragilité des cycles autour d’une ancienne star, une histoire à méditer: cas d’école. Pour Paris, l’important n’est pas l’effet d’annonce, mais la mise en musique hebdomadaire.
Dans ce contexte, la solidarité prend tout son sens, comme l’a souligné ce mouvement de soutien à Issiaga Sylla. À Bougival comme au Campus, l’énergie collective doit redevenir un multiplicateur de performance.


